« La France, c'est une des plus belles civilisations, c'est un art de vivre que le monde entier nous envie, c'est une langue harmonieuse […] ». Telle est la « nation française » vue par le député européen FN Bruno Gollnisch lorsqu'il évoque, à l'occasion de ses vœux, le débat sur l'identité nationale lancé par le gouvernement : « Un débat nécessaire qui aurait dû avoir lieu il y a trente ans » et qui n'est plus aujourd'hui « qu'une manœuvre politicienne masquant l'impuissance du chef de l'Etat et du gouvernement à faire face aux problèmes ». Ce serait cette impuissance « qui fait monter le FN ». Rappelant que « la France a existé douze siècles avant la République » et refusant qu'elle soit limitée à « la devise républicaine […] la Déclaration des Droits de l'homme, la laïcité et les institutions de la République » le n° 2 du FN droitise manifestement son discours. Alors même qu'il affirme qu'il ira jusqu'au bout du combat - fin 2010 ou début 2011 - pour succéder à Jean-Marie Le Pen à la tête du parti.
Il lui faut auparavant franchir l'étape des élections régionales où il conduira la liste « Le Front national pour Rhône-Alpes et nos provinces françaises ».
De la même façon qu'il croit en ses chances pour prendre le parti, il pense que le FN fera un carton à ce scrutin : « Notre campagne sera nationale, ce qui est déterminant ce sont les ravages de la mondialisation » dont UMP et PS sont complices à ses yeux. Jean-Marie Le Pen lancera la campagne de 16 janvier à Lyon. Un banquet « de plus de 1 000 personnes » est par ailleurs prévu le 26 février
Source : Le Progrès 06/01/2010