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Bruno GOLLNISCH : “Combattons sans concession le Système, avec courage, lucidité et persévérance”


 


RIVAROL : Une fois n’est pas coutume, commençons par une bonne nouvelle. Comment analysez-vous la large victoire du non (57,5 %) à la votation suisse sur les minarets le 29 novembre ?


 


Bruno GOLLNISCH : Le peuple suisse a résisté victorieusement à la pensée unique et à la propagande unanime du système, à l’ensemble des organisations politiques — à l’exception de la courageuse U.D.C. à l’origine de cette votation —, religieuses, associatives, médiatiques, etc. Ceux qui depuis crient à la haine et à la xénophobie devraient cependant considérer le fait que la pratique de l’islam et son culte demeurent parfaitement autorisés dans la Confédération helvétique, alors que, ne l’oublions pas, le culte chrétien est totalement prohibé en Arabie Séoudite, et que les conversions de musulmans au christianisme demeurent interdites comme en Algérie, voire punies de mort.


Dire cela, ce n’est pas agresser les musulmans, c’est affirmer que la tolérance religieuse a besoin de réciprocité. Pour le reste, le problème de fond n’est pas plus le minaret qu’il n’est en France la burqa : il est celui de l’immigration massive et de la mauvaise conscience des Européens, qui les empêche d’exiger ce que chaque pays est en droit d’exiger des plus récents arrivés : le respect de ses lois, mais aussi de ses mœurs, de ses coutumes, de ses traditions, et même de ses goûts.


 


Nationalistes de tous les pays, unissez-vous !


 


R. : Pouvez-vous nous en dire davantage sur l’Alliance européenne pour les mouvements nationaux officiellement fondée le 24 octobre à Budapest ?


 


B. G. : Nous avons élaboré une déclaration politique en neuf points dans laquelle on ne trouvera pas tout ce que souhaite un militant de la droite nationale mais l’on n’y trouve rien de contraire à nos convictions. Ce texte, qui est le plus petit dénominateur commun, affirme la volonté de conserver la liberté, l’identité, la souveraineté de nos nations, le refus d’un super-État européen, la nécessité du combat contre le mondialisme dévastateur tant sur le plan spirituel que matériel, l’attachement aux valeurs chrétiennes de l’Europe, la défense de la famille et des valeurs traditionnelles. Cette déclaration a été signée solennellement à Budapest le 24 octobre 2009 au lendemain d’un immense rassemblement de nos amis hongrois de Jobbik, où j’ai pris la parole, pour le 53e anniversaire du soulèvement populaire de Budapest et les vingt ans de la chute du communisme, les deux événements ayant eu lieu un 23 octobre. Et c’est en avant-première de leur congrès qu’a eu lieu cette signature par le Front national que je représentais, par Jobbik, le mouvement italien Fiamma Tricolore, le mouvement suédois National demokraterna et le Front national belge du député fédéral Patrick Cocriamont. Depuis nous avons été rejoints par le British National Party de mon ami Nick Griffin, le mouvement ukrainien Svoboda dont j’ai reçu avec Jean-Marie Le Pen le 23 novembre au siège du Front national à Nanterre le président Oleh Tyahnybok, candidat à l’élection présidentielle en Ukraine, ainsi que le vice-président chargé des relations internationales Taras Osaulenko. Svoboda (Liberté) vient de conquérir, à l’occasion d’une élection régionale partielle, la région de Ternopol.


Je souhaite que dans un avenir proche nous soyons rejoints par d’autres mouvements qui participent au plan parlementaire européen à la coordination que j’ai l’honneur de présider, c’est-à-dire le mouvement flamand Vlaams Belang, le parti bulgare Ataka et le FPÖ autrichien.


 


Une Alliance qui a le vent en poupe


 


R. : Quels sont les objectifs de cette nouvelle organisation, les précédents essais de regroupement des droites radicales en Europe ayant été rarement couronnés de succès ? On se souvient en effet de l’éphémère existence du groupe Identité Tradition Souveraineté (ITS) que vous présidiez en 2007 au Parlement européen et qui a été sabordé dix mois après sa création par la défection aussi soudaine que scandaleuse du Parti de la Grande Roumanie et plus lointainement du projet Euronat lancé par Jean-Marie Le Pen au congrès de Strasbourg en avril 1997 et qui est resté depuis quasiment une coquille vide malgré les inlassables et méritoires efforts des dirigeants du Front national français…


 


B. G. : Notre objectif est de passer de cette déclaration politique en neuf points à une structure dont les statuts sont déjà définis et qui s’appellera Alliance européenne des mouvements nationaux.


Une Alliance, et non pas un parti politique au niveau européen faisant fi des réalités nationales ainsi qu’on voudrait nous y contraindre, l’Europarlement ressemblant de plus en plus à un grand gala de charité organisé au bénéfice de ses organisateurs. En effet, il fait voter des crédits considérables au profit de structures qui doivent être transnationales et représentées au niveau parlementaire, à l’échelon soit européen, soit national, soit régional, dans au moins le quart des Etats membres, c’est-à-dire dans sept pays de l’Union européenne, ceci permettant d’obtenir des subventions. On mettra bien sûr tout en œuvre pour nous empêcher d’en bénéficier.


Mais tel n’est pas le but essentiel de notre tentative, qui vise à structurer l’alliance des mouvements nationaux au niveau européen pour échanger nos points de vue et nous concerter parce que nous avons pris conscience que nous avons les mêmes ennemis utilisant de semblables méthodes perverses et sophistiquées de guerre idéologique telles que la diabolisation, la culpabilisation, l’ostracisme, etc. Cela dit, si nous pouvons obtenir notre juste rétribution, compte tenu des dizaines de millions d’Européens que nous représentons, je ne vois pas pourquoi nous nous en priverions ! Après tout, nos électeurs financent par leurs impôts les internationales européennes communiste, socialiste, libérale, verte ou démocrate-chrétienne, autant de mouvements qui ne correspondent pas à leurs convictions.


Les statuts ont été déposés à Strasbourg sous la forme d’une association française selon la loi de 1901. En ma qualité de vice-président du Front national chargé des relations internationales, je me suis rendu début décembre au congrès de la Flamme tricolore à Rome et il y a quelques jours à Kiev. Pour le moment, nous avons une représentation parlementaire ou régionale dans cinq pays : Italie, Belgique, Grande-Bretagne, Hongrie et France (trois eurodéputés chacun). Actuellement il nous manque deux États mais le FPÖ, Ataka et le Vlaams Belang ont une représentation parlementaire et il nous suffit d’avoir l’accord de deux de ces mouvements pour remplir les conditions nécessaires. D’ores et déjà, de manière spontanée, des députés lituaniens que nous ne connaissions pas ont demandé à faire partie de cette Alliance.


Notre initiative a provoqué une étincelle qui nous a valu une assez grande notoriété en Europe, sauf curieusement en France. Car j’ai fait à vingt-quatre heures d’intervalle une conférence de presse à Paris où quasiment personne n’est venu et une autre sur le même sujet à Bruxelles où nous avions cinquante journalistes, y compris la presse écrite turque, la radio et la télévision britanniques et des media d’un peu partout.


 


Vais-je passer par la case prison ?


 


R. : J’ai cru comprendre que vous risquiez à tout moment d’aller en prison. Pouvez-nous nous en dire plus sur cette histoire invraisemblable ?


 


B. G. : Un communiqué émanant d’un élu de notre groupe de dix-huit conseillers régionaux ou du secrétariat du groupe a été rédigé à la suite de la vertueuse indignation des socialistes scandalisés qu’un fonctionnaire de police interroge les services de la région sur le nombre d’employés du conseil régional de Rhône-Alpes demandant à suivre les fêtes religieuses musulmanes, ce qui a conduit les communistes à hurler au fichage des musulmans. Notre communiqué protestait en termes tout à fait légitimes contre l’attitude de la gauche, rappelant que celle-ci était moins sourcilleuse quand, au siècle dernier, les francs-maçons faisaient ficher dans l’armée les officiers qui allaient à la messe. Allusion était également faite au comportement de certains musulmans qui avaient peu avant participé à des émeutes extrêmement violentes dans la ville de Romans. Mais il semble aujourd’hui que la protestation des indigènes contre les exactions qu’ils subissent soit assimilée par les ligues de vertu prétendument antiracistes à de l’incitation à la haine raciale. Elles ont donc décidé de porter plainte. Nous avons même eu une protestation de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) qui, à mon avis, serait mieux fondée à défendre les droits des musulmans dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.


Sommés de désigner l’auteur de ce communiqué, nous nous y sommes refusés, nous déclarant tous solidaires de la communication du groupe Front national et nous avons courtoisement refusé de nous rendre à la convocation de la police. Le juge d’instruction, M. Campi, m’ayant convoqué, je lui ai exposé par écrit que désormais je ne participais plus spontanément à ces affaires de police de la pensée, que ce communiqué, qui ne tombait pas sous le coup de la loi, n’avait pas été publié (alors que la publication est un élément constitutif du délit en droit de la presse) et qu’enfin je m’étais fixé pour règle d’opposer systématiquement mon immunité parlementaire dont c’est la finalité légitime : protéger le parlementaire d’opposition contre les attaques que ses adversaires politiques par magistrats interposés intentent contre lui.


L’immunité parlementaire est formelle : je puis être poursuivi mais je ne peux pas être arrêté. On ne peut se livrer sur ma personne à aucun acte de contrainte — cf. l’article 26 de la Constitution auquel renvoie un traité international en vigueur qui est le Protocole sur les privilèges et immunités du Parlement européen. Cette immunité peut certes être levée par l’assemblée à laquelle j’appartiens mais j’ai indiqué au magistrat que je ne me rendrai pas à sa convocation tant qu’il n’aurait pas obtenu cette levée. Le juge m’a alors renvoyé une deuxième convocation. J’ai réitéré mon refus. Il m’a alors fait délivrer par huissier une citation à comparaître le 10 décembre en précisant que, faute par moi de comparaître, il sera délivré mandat d’amener. Si c’est le cas, ce sera de sa part une violation extrêmement grave de la loi, de la Constitution et des traités et il se rendra coupable d’arrestation arbitraire. Je n’ai pas l’intention de céder : je ne me suis pas rendu à cette convocation le 10 et si je faisais un jour l’objet d’un mandat d’amener, je porterais plainte immédiatement pour arrestation arbitraire.


 


Retour à l’université tête haute et mains nues !


 


R. : Vous avez été blanchi par la Cour de cassation le 23 juin 2009 dans l’affaire dite des chambres à gaz, décision qu’a été contrainte d’accepter la cour d’appel de Lyon le 4 novembre, ce qui éteint l’action publique. Par ailleurs, vos cinq ans de suspension de l’université de Lyon III expirent en mars 2010. Comptez-vous alors enseigner à nouveau dans cet établissement qui s’est si mal comporté à votre égard ?


 


B. G. : A priori oui. D’abord il faut bien mesurer que l’arrêt de la Cour de cassation est exceptionnel. Cette décision de cassation sans renvoi est extrêmement rare, la cour s’étant de manière tout à fait inhabituelle prononcée au fond : les trois cas les plus illustres sont l’affaire Dreyfus, l’affaire Vanneste et l’affaire Gollnisch. La Cour a annulé la décision, non pour des motifs de procédure comme c’est le cas généralement, mais pour des motifs tenant au fond, considérant que la déclaration sur la base de laquelle j’avais été poursuivi était une série de bribes de réponses artificiellement agencées pour constituer une déclaration, autrement dit un montage et que de surcroît, même ainsi présenté, ce montage ne tombait pas sous le coup de la loi. C’est une victoire éclatante et un désaveu cinglant pour la justice lyonnaise qui m’avait si lourdement condamné.


Mes propos n’ayant de surcroît pas été tenus dans le cadre de l’université, la conséquence aurait dû être l’annulation rétroactive des décisions me frappant sur le plan universitaire, mais rien ne s’est passé jusqu’à ce jour. J’ai donc saisi la Cour européenne des droits de l’homme où je demande réparation à l’Etat de l’intégralité du préjudice matériel et moral que j’ai subi. En tout état de cause, j’envisage effectivement de revenir à Lyon III en mars. J’ai prévenu le nouveau président de mon université qui m’a reçu assez courtoisement. Je suis certes persuadé qu’un certain nombre de groupuscules extrémistes ne comportant d’ailleurs pas mes étudiants essaieront de m’en empêcher. Mais je me rendrai à l’université seul, tête haute et mains nues, et j’ai d’ailleurs rappelé au président que c’était à lui qu’il incombait d’assurer ma sécurité, ce qui semble le mettre dans l’embarras. J’ignore quel service l’on me donnera à accomplir au mois de mars, tout ceci paraît assez étrange. J’envisage également de demander rendez-vous à Mme Pécresse, ministre des Universités, afin de m’entretenir avec elle de la situation créée par l’arrêt de la Cour de cassation.


 


Gestion désastreuse de l’UMP au niveau national et de la gauche dans les régions


 


R. : Vous êtes candidat pour la cinquième fois consécutive (1986, 1992, 1998, 2004 et 2010) aux régionales en Rhône-Alpes. Quels thèmes développerez-vous dans cette campagne alors que le dernier sondage OpinionWay Fiducial pour Le Figaro et LCI vous crédite de 10 %, un score suffisant pour vous maintenir au second tour et disposer à nouveau d’élus, et alors même que Sarkozy, devant la montée du Front national, renoue avec des discours apparemment musclés sur l’immigration, l’insécurité et ouvre un débat truqué sur l’identité nationale ?


 


B. G. : Nous allons décliner au plan régional les thèmes nationaux puisque aucun des grands problèmes qui obèrent l’avenir de notre société n’a été résolu, ni commencé à être traité par le gouvernement actuel qui, en effet, redécouvre tout à coup, à quelques mois des élections, les vertus d’un discours sur l’immigration, l’insécurité, l’identité nationale — mais il s’agit là bien sûr d’une imposture. Nous allons donc dénoncer cette escroquerie et nous tâcherons de ne pas nous laisser enfermer dans des questions techniques que nous sommes cependant tout à fait aptes à traiter, comme mon groupe l’a fait au cours de toutes les mandatures précédentes et encore au cours de celle-ci. Le 28 novembre, j’ai ainsi affronté à la télévision régionale le vice-président socialiste sur la question des transports. Or, même un problème comme celui-là est tributaire de la situation de la société. La question des transports renvoie en effet au problème de la gestion calamiteuse de la SNCF victime de la pression du syndicalisme politisé d’extrême gauche, à la question de l’européisme qui nous implique dans une liaison Lyon-Turin extraordinairement coûteuse alors que ce dont nous aurions besoin, c’est plutôt d’une liaison rapide Lyon-Dijon-Besançon-Mulhouse-Strasbourg.


Par ailleurs, il faut savoir qu’en Rhône-Alpes, comme dans les autres régions françaises qu’ils administrent, les socialistes ont été extrêmement dispendieux. Ils ont fortement augmenté la fiscalité, arrosé toutes sortes d’organismes de subventions dans une perspective évidemment clientéliste, souvent agi hors compétences, mis en chantier un nouveau siège pharaonique du conseil régional alors que des dépenses importantes avaient été faites auparavant pour améliorer l’ancien. Nous allons donc dénoncer cette gestion désastreuse, insister sur le fait que, dans la pratique, ce n’est pas seulement la présidence socialiste qui décide, c’est une majorité socialiste, communiste et Verts, qui dirige depuis six ans. Or les Verts c’est l’extrême gauche.


On agite des thèmes qui ont une fonction de sidération du grand public comme le réchauffement du climat, le développement dit durable, l’économie dite équitable, etc. Nous allons donc dénoncer toutes ces fadaises, montrer les dangers de l’éclatement de la France en régions qui aurait les faveurs de l’eurocratie et que favorise le projet sarkoziste de réforme des collectivités territoriales, car c’est évidemment plus facile d’avoir au niveau européen comme interlocuteurs 150 ou 200 collectivités en position de demandeurs de subventions — qui ne sont jamais d’ailleurs que la redistribution de ce qui a été prélevé sur les habitants des régions en question.


 


Non à l’eurocratie !


 


Toutes les régions françaises ont d’ores et déjà des ambassades à Bruxelles, ce qui est tout à fait destructeur pour l’unité nationale, et nous refusons fermement l’instrumentalisation des régions à cette fin ainsi que les dérives que l’on constate sur le plan international. En Rhône-Alpes, l’on a ainsi donné 300 000 euros à certaines collectivités sénégalaises pour leur permettre de faire un bilan de leurs émissions carbone, ce qui est parfaitement absurde. Le Sénégal est un pays où il y a beaucoup de forêts, lesquelles absorbent le carbone. De plus, que je sache, cet État qui a besoin de se développer n’est pas très polluant en gaz carbonique. De manière aussi délirante, la région a donné des subventions à un centre de la chaussure à Hanoï. Autrement dit, nous formons et aidons les concurrents de nos propres industries alors que les entreprises de Romans, ville de la Drôme qui était la capitale française de la chaussure, ont mis la clé sous la porte les unes après les autres. Cette région a accompagné une politique dispendieuse, mondialiste, antinationale, aux antipodes de ce que nous souhaitons. Nous ferons donc des propositions concrètes et chiffrées pour une région plus économe, plus respectueuse de nos traditions et de nos identités, plus sûre dans les domaines limités (lycées et transports) où le conseil régional peut intervenir, pour une politique culturelle dans laquelle les subventions iraient à de véritables créateurs, car certains artistes réalisent de belles choses mais ceux-là n’ont jamais accès aux subventions qui vont inéluctablement toujours aux mêmes, à ceux qui font des choses laides, choquantes et inintéressantes. C’est dire que nous avons du pain sur la planche.


 


Je suis candidat à la succession de Jean-Marie Le Pen !


 


R. : Êtes-vous toujours candidat à la succession du président du Front national qui devrait théoriquement être tranchée lors du XIVe congrès prévu fin 2010 ou au plus tard au printemps 2011 et où Marine Le Pen a déjà annoncé sa candidature ?


 


B. G. : Oui, je confirme ma candidature. Je ferai connaître en temps utile mon projet, mes axes de campagne, les orientations et principes que j’entends défendre, les initiatives que je compte prendre. Marine Le Pen sera en effet elle aussi candidate, ce qui est son droit et ce qui, je l’espère, donnera lieu à un débat intéressant et constructif. Mais pour l’heure tout ceci est prématuré. Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, moi-même et tous nos amis sommes actuellement en campagne pour les régionales, ce qui suffit à mobiliser toute notre énergie. Du reste, je ne suis pas comme Sarkozy qui, de son propre aveu, pensait à succéder à son patron tous les matins en se rasant. Quant à moi, quand je me rase, je pense seulement à ne pas me couper !


 


Propos recueillis par


Jérôme BOURBON.



 


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